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Les mille et une versions de Cendrillon


Cendrillon ! Cendrillon ! Cendrilloooon !“ ce conte revisité par Disney en 1950 est à la fois le conte le plus universel et le conte avec le plus de versions. En effet, si l’on observe les contes des différentes cultures, on trouve dans chacune d’elles le récit d’une jeune fille malmenée, pauvre et qui finit par accéder au trône.


Commençons avec une version antique :

Dans cette version, Cendrillon est une jeune fille grecque prénommée Rhodope (prénom le plus donné en l’an 200 paraît-il). Rhodope est faite prisonnière puis esclave en Egypte. Heureusement elle a tout de même le droit de se laver, et c’est lors de l’un de ses rares bain qu’un oiseau lui vole l’un de ses souliers et va le déposer au pied de Psammétique, un jeune pharaon. Ému par la délicatesse de ce soulier, le pharaon jure de retrouver et d’épouser celle à qui il appartient. Ça vous rappelle quelque chose ?


Maintenant, passons à la version des Indiens d’Amérique du Nord :

Ici, Cendrillon est baptisée Oochigeas. Dernière d’une fratrie de trois soeurs, elle est condamnée à la rude tâche de la gestion du feu. A force de passer son temps aux côtés des flammes, Oochigeas a de nombreuses brûlures au visage et les cheveux plein de cendres. Pour se redonner un peu de self esteem, elle décide de se fabriquer une somptueuse robe en écorce de bois. Pendant ce temps là, un chasseur qui a le don de transparence décide rendre visite à la fratrie. Les soeurs font comme si elle pouvait le voir mais le chasseur voit bien qu’elles mentent. Oochigeas, de son côté, arrive bel et bien à voir le chasseur malgré son pouvoir de transparence. Il n’en faut pas plus pour séduire monsieur qui, après avoir demandé à sa soeur de soigner les brûlures de Oochigeas et de lui nettoyer les cheveux (les qualités intérieures c’est sympa, mais n’oublions pas les qualités physiques tout de même), décide de l’épouser.



Quant à la version européenne, donc celle qu’on connaît le mieux, il semblerait qu’elle s’inspire de la légende de la petite Mathilda. Cette légende s’appuie sur l’histoire d’une jeune femme qui a réellement existé : Mathilde de Morimont qui a vécu entre le XIe et XIIe siècle au château du Morimont, en Alsace, tout près de la frontière Suisse. Ce château, aujourd’hui en ruine, s'élève sur une colline à 522 m d'altitude. Dans cette légende, Mathilde est orpheline et s’occupe des oies. Un jour sa marraine lui offre une pomme magique qui lui permet d’exaucer trois voeux. Grâce à la pomme, Mathilde reçoit une somptueuse robe et se rend deux fois au bal pour danser avec le prince, mais à minuit, elle disparaît. Heureusement, lors du dernier bal elle oublie sa bague. Grâce à cet objet, le prince parvient à la retrouver et l’épouse !


BREF, Perrault n’a RIEN inventé, il s’est juste contenter de modifier quelques détails...


En 1899, George Méliès porte Cendrillon sur grand écran. C’est le premier conte à être adapté au cinéma. Depuis il a été adapté plus de vingt fois au cinéma ! Enfin, Cendrillon s’est aussi fait une place dans le monde de la musique, elle donne notamment son nom à l’une des plus célèbres chansons de Téléphone.


Pour découvrir les contes de fées sous un angle inédit, on vous donne rendez-vous mardi à 20h30 pour un grand live consacré à l’univers du merveilleux.


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